les gars de la campagne

bombasse

Je profite de ce bref intermède dans ma BDGN* pour vous narrer la petite histoire suivante. Tout le monde a dans sa famille au moins un cousin ou bien une cousine qui pousse au bon air pur de la campagne. Ils sont cousins éloignés au sens propre et au sens figuré mais leurs parents n’oublient jamais que vous habitez vous, au pire dans le chef lieu de canton, au mieux à la capitale. Il se trouve que j’ai un jeune cousin, qui vient juste d’avoir dix huit ans, qu’il est beau comme un enfant fort comme un homme (le premier qui dit une seule connerie sur Dalida, je le zigouille) et qui a dû faire un long voyage en train le mois dernier afin de passer un examen dans une école de commerce à Paris. Ma tante Béatrice n’a pas manqué de me téléphoner d’une cabine des Postes Et Télécommunications pour m’alerter de la visite de ce cher cousin. Ma mission a consisté à l’accueillir et à l’héberger le temps de son examen. Je me retrouve donc par un soir poussiéreux sur le quai de la gare Montparnasse scrutant la foule des anonymes qui déboule, en essayant de repérer le jeunot dont il ne me reste qu’un vague souvenir d’un p’tit gars d’une douzaine d’années mal dégrossi. Ne le voyant point arriver, je me décide enfin à l’appeler sur son téléphone portable à forfait bloqué:

- Moi : T’es où?

- Lui : Sur le quai.

- Moi : Tu es à quel niveau?

- Lui : Gné?

- Moi : A quel numéro de voiture es-tu?

- Lui : Bah chais pas , il n’y a que des “2″ et des “1″.

*Boîte De Gros Nazes

open your heart

open your heart
Il y a quelques temps je me félicitais d’entendre mieux. Aujourd’hui, je redécouvre le plaisir d’écouter de la musique. Ce n’est pas encore parfait et je pense que je ne retrouverai plus jamais mes oreilles de bambins durement touchées par des otites sournoises et répétitives. Mais grâce à une certaine obstination mise en œuvre depuis quelques années je récolte enfin aujourd’hui les fruits de tous ces efforts.

Je devais avoir une dizaine d’années lorsqu’un médecin généraliste a percé le tympan de mon oreille droite sans avouer à mes parents sa petite boulette (de cérumen). C’est donc pendant une dizaine d’années que mon oreille a accumulé toutes les petites poussières qui trainent de ci de là dans l’atmosphère et qui ont mis en branle la délicate mécanique de l’enclume, du marteau et de l’étrier jusqu’à ce que les militaires qui voulaient m’engager comme élève officier de réserve (bah oui, à l’époque, il suffisait de savoir lire pour être officier) découvrirent que je ne simulais pas dans la cabine du sauna insonorisée.

Après avoir subi une opération réparatrice du tympan droit, on m’a appareillé de deux vilaines petites prothèses audio, car l’oreille gauche ayant compensé pendant si longtemps la faiblesse de sa frangine de droite, se révéla être elle aussi très fatiguée.

Je n’ai finalement pas supporté ces accessoires disgracieux et ce pour les deux tentatives d’appareillage successives. En mars 1999, les acouphènes apparaissent subitement noyant mon cerveau dans un bourdonnement permanent. Mes problèmes auditifs devinrent alors sérieusement handicapant.

Contraint et forcé, j’ai avalé des quarts de comprimé de Rivotril matin, midi et soir pendant longtemps et les prédictions des spécialistes me susurraient que j’en avais pour perpette. Il se trouve que je n’aime pas me gaver de médocs et j’ai réussi à faire sauter la prise du midi sans trop de difficulté. Mais, force est de constater que les autres prises sont nécessaires, vous pensez bien que j’ai essayé de les faire sauter elles aussi… C’est mon cerveau qui a faillit imploser.

Ce mode de vie aurait pu se poursuivre comme ça jusqu’à ma cent trentième année (c’est ma ligne de vie qui me raconte ça) mais j’ai commencé à ressentir fort douloureusement les inconvénients engendrés par mon isolement social et affectif, lové dans ma bulle de coton (tige). Ce que je prenais pour du confort me faisait plus de mal que de bien.

J’ai donc pris le problème à bras le corps, j’ai enchaîné toutes les thérapies, régimes possibles et imaginables. J’ai eu recours à la médecine dite non conventionnelle, la pharmacopée chinoise traditionnelle, les pierres magnétiques, la phytothérapie, l’homéopathie, la suppression de certains aliments (notamment le lactose) et l’ingestion d’autres un peu plus exotiques, reçu du shiatsu, de l’ostéopathie crânio-faciale, pratiqué le Qi qong et consulté les meilleurs spécialistes sur la place de Paris en médecine occidentale, en vain. Pas d’amélioration au niveau de l’audition. J’ai bien sûr depuis toujours, travaillé plus ou moins de face sur ce problème avec mon thérapeute « psy » pour me faire sortir de ce cocon protecteur.

J’ai donc décidé de m’offrir une nouvelle jolie prothèse que j’ai réussi à garder alors que mon cerveau saturé de bruits en tous genres me suppliait de fermer le robinet de ce flot de nuisances assourdissantes. J’ai tenu bon. Mais je n’étais pas satisfait pour autant. Confronté à des crises de surdité soudaine (en réunion dans ma BDGN*) mes audiogrammes ne décelaient rien d’anormal et les médecins ne me croyaient pas lorsque je leurs disais que je n’entendais pas. (le son de ma voix, je ne la distinguais que de l’intérieur de ma boîte crânienne. Pour vous donnez une idée c’est la voix des morts vivants caverneuse que l’on utilise dans tous bons films de zombies qui se respectent). La science officielle étant sourde à mes protestations je me suis dirigé vers un acupuncteur qui en huit séances me fit ouvrir plus grande mes oreilles. J’entendais mieux. Je ne sais si ce sont toutes les thérapies suivies à la chaîne qui sont le résultat de cette amélioration ou le fruit seul de ma volonté. Toujours est-il que les acouphènes eux aussi disparurent sans crier gare mais du côté gauche seulement de mon cerveau. Je me dis que c’est un bon début.

Aujourd’hui, encouragé par l’amour, j’ai pu écouter et redécouvrir des sonorités oubliées depuis des milliards d’années grâce à des petits écouteurs trop mignons et hyper sophistiqués qui sont branchés sur mon tout premier iPod nano, trop mignon lui aussi.

La conclusion de ce billet, que je ne voudrais pas laisser en demi teinte, est que peut-être, parfois, c’est son propre système d’auto-guérison qui prend le pas sur toutes les médications quelles qu’elles soient, sur toutes les thérapies possibles, encouragé par la seule volonté et l’amour.

*Boîte De Gros Nazes

44

44
Je n’aime pas les chiffres. Les chiffres sont d’un basique confondant. Les chiffres sont tristes, n’ont aucune fantaisie contrairement aux lettres qui elles savent s’habiller pour sortir. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne suis pas en train de comparer les chiffres arabes aux lettres latines, entendons-nous bien. Mais, il faut bien reconnaitre qu’une succession de chiffres n’est jamais très emballante alors qu’au contraire une succession de lettres devient soudainement très passionnante. Vous me rétorquerez: Quid du nombre pi? Avec toutes ses décimales, il ne peut décemment pas compter pour des prunes! Les perfides dont je fais parti, ne manqueront pas de faire remarquer que l’on connait mieux le nombre pi par ses lettres que par ses chiffres et en plus il s’est affublé d’un nom d’emprunt “constante d’Archimède” formé uniquement de lettres, pour faire son intéressant. Mouarf!
Prenez un un chiffre au hasard (Non pas celui là! Hihi hihi. Mais arrêtez Garcimore, vous me faites rire), associez le à un autre et vous obtenez un nombre. Réessayez avec n’importe quel autre chiffre ça marche strictement de la même façon. C’est un peu court… en somme. Alors qu’une lettre, associez la à une autre puis à une autre encore, vous obtenez un mot, puis une phrase, puis un paragraphe, un livre entier peut-être. Alors que les chiffres peuvent bien se mélanger entre eux à l’infini, ils ne réussissent seulement à produire in fine… que des nombres. C’est d’une banalité!
Et le pire des chiffres, c’est le chiffre quatre. Court sur patte, l’œil revêche, il n’inspire pas confiance. J’ai beau le retourner dans tous les sens malgré ses protestations, il retombe toujours sur ses pattes et me nargue avec son frère jumeau le quatre. Les deux font la paire cette année et jouent les gros bras en s’associant pour faire plus grand : Quarante quatre! Là encore les lettres se montrent une fois de plus impressionnantes “quarante quatre” (quatorze lettres) contre les 44 (deux chiffres identiques).
Je n’aime pas les “44″ suivis des lettres “a”, “n” et “s”.

C’est pour mercredi.

fontaine je ne boirai pas de ton eau

gourde
Avant de faire des heures de présence dans ma BDGN* j’avais un métier. Je veux dire par là, un vrai métier dans une société qui faisait plein de pognons. En clair, on volait nos clients comme toutes les boîtes qui font des bénéfices. La structure venait tout juste de se monter et nous avions tout de même embauché en CDI (eh oui!) une secrétaire, préposée à l’accueil, à la machine à café, au fax, et à la photocopieuse. Marie-Thérèse était compétente, on n’a jamais vraiment su en quoi exactement d’ailleurs mais là n’est pas le propos de ce magnifique billet, elle était surtout molle et quand j’écris “molle” ça veut bien dire ce que ça veut dire. Cette particularité physique et psychologique de Marie-Thérèse était, soit dit en passant, bien commode quand nous avions des pétages de plomb récurrents. C’est sur elle que ça tombait puisque rien, absolument rien, ne pouvait l’atteindre. Nous, ça nous défoulait en costard-cravate-trop-fashion-ta-race et elle, se couvrait les épaules d’une petite laine car elle sentait comme un léger courant d’air.

Un beau jour, ou était-ce une nuit, on la voit débouler au bureau en mode :”Je bois mon café, je suis en retard, comme d’habitude”, avec un bide juste un peu rond. Mon Boss, le bien nommé tata Yoyo, me regarde bizarrement, je fais semblant de rien, il veut me draguer ce con? En fait non. Plus les jours passaient, plus son ventre s’arrondissait et plus nous nous perdions en conjectures. Il était fort probable qu’elle ait un polichinelle dans le tiroir. Ce qui était très embarrassant, car elle ne nous avait pas averti lors de son entretien d’embauche la salope. Tata Yoyo mort de trouille de faire la méga gaffe de sa vie du genre : “Dis donc Marie-Thérèse, vous ne seriez pas un peu enceinte là? Et de s’entendre répondre :”Bah non, je vous jure, (Ah ne jurez pas Marie-Thérèse) j’ai juste fait des petits écarts avec la pâtisserie.”

Quand le ventre fût bien rond et que plus rien ne pouvait dissimuler cette grossesse, tata Yoyo se décide enfin à la convoquer dans son bureau. Moi, j’attends fébrilement en faisant cramer des vierges.

Marie-Thérèse poussive, les mains soulageant ses lombaires, sort enfin de son bureau. Je cours aux nouvelles trépignant d’impatience comme une pétasse pour la sortie mondiale de Hard Candy.

Moi : “Alors? Raconte!”

Tata Yoyo :”Tu vas rire…”

Moi : “…”

Tata Yoyo : “Elle fait de la rétention d’eau cette gourde!”

*Boîte De Gros Nazes

mal-comprenant

pectoraux
Il m’est revenu en mémoire une petite anecdote qui me fait bien rigoler encore aujourd’hui. Quoi qu’à l’époque je ne savais pas trop comment dissimuler ma gêne. C’était bien sûr une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, mais avec un peu d’imagination et en débranchant tous les accessoires de leurs orifices ils devraient aisément comprendre le propos suivant :

La scène se passait généralement au sauna, dans une cabine embuée ou au milieu de mes draps bleus froissés. Mon partenaire de tennis ou plus fréquemment de belote me glissait à l’oreille cette petite phrase : “T’es d’où.” Je ne saisissais pas pourquoi cette importance soudaine accordée à mon lieu de résidence ou de naissance alors que nous étions enlacés en tête à tête ou autre.

Et je répondais, sans grand enthousiasme, et parce que madame Mère m’avait bien éduqué par un laconique : “Je suis de Rouen.”

L’autre de s’esclaffer : “Mais non! Je disais, t’es doux!”

Faites comme moi, utilisez un savon aux extraits naturels de beurre de mangue, de karité, de camomille, d’aloès, et enrichi à la vitamine E.

des tabous a lever

lgbt
La discrimination à l’embauche d’homosexuels reste un sujet tabou.

“A compétence égale” (ACE) a lancé en ce début de mois d’avril, le tout premier guide de bonnes pratiques pour l’embauche des homosexuels pour sensibiliser les cabinets de recrutement. Les professionnels du recrutement sont donc à présent bien armés pour ne pas commettre de monumentales boulettes lors de l’entretien d’évaluation de la Lesbienne forcément camionneuse, du Gay bagouzé, du Bi versatile et du Trans créature toute en plumes qui déboulent dans leurs bureaux.

Je n’ai pas lu ce guide qui je pense doit être louable dans ses intentions (sponsorisé par L’Autre Cercle.) Louable, lorsqu’on mesure l’ampleur de la longévité des préjugés et des clichés tenaces. Louable, lorsque tous les patrons et directeurs des ressources humaines tiennent la main sur le coeur, le discours du: “A compétence égale, on embauche indifféremment une femme un gay ou un hétéro sans aucun problème.” Du moment qu’il n’est pas une femme, ni noir, ni musulman, ni juif, ni petit, ni gros et qu’il n’habite pas le 93. Oui, nous vivons dans un monde caricatural, la preuve nous avons même eu un Ministère de la parité et de l’égalité professionnelle. Quelle bonne blague!

- “Bonjour Madame”

- “Non, non Monsieur!”

L’entretien commence mal…

suggestion de presentation

suggestion de presentationEn ce dimanche 20 avril où nous avons la joie de fêter les Odette, et nous savons combien elles sont nombreuses à me lire quotidiennement, je profite de la quasi désertion de la blogobulle pour traîner en pyjama en me cognant la tête à la porte du placard restée ouverte, bordel de merde, putain ça fait mal pour passer fort discrètement ce petit instantané qui m’a bien fait rire l’autre jour au restaurant.
Je sais que ce n’est pas très fin et raffiné, mais que voulez-vous? Moi ça me fait marrer. Je tiens à préciser que je n’ai pas fait poser un copain dans une mise en scène scabreuse pour vous faire rire intentionnellement (Ah? Ce n’est pas drôle!) Mais je puis vous assurer que ça s’est réellement passé comme ça. Je vous raconte : Je venais juste d’arriver pour déjeuner dans mon restaurant du midi préféré, regardez bien, la nappe est encore immaculée. Je sors mon téléphone au cas où quelqu’un ferait un faux numéro (Je n’ai pas d’amis.) et PAF! En plein dans le mille, Emile!

gueule de glamour

Marilyn Monroe
Connaissez-vous Jean-Pierre Mocho? Non bien sûr, avec un nom pareil, notre instinct de survie nous dicte d’ignorer complètement cet individu. Figurez-vous chers lecteurs marcelophiles que ce monsieur n’est ni plus ni moins le président de la fédération française du prêt-à-porter. Je comprends votre stupeur, moi aussi, j’ignorais que quelqu’un veillait à la bonne tenue de ce marché ignoble qui nous impose de nous habiller tous pareils avec des morceaux rafistolés de toile de jute. Vous le savez déjà, à part le luxe des griffes coutures rien ne saurait nous vêtir dignement en nous offrant des parures que les simples mortels besogneux ne peuvent porter. En clair, je parle des salauds de pauvres qui nous envient, nous, les détenants du bon goût, du luxe et de la luxure aussi, il faut bien le reconnaître. Jean-Pierre Mocho (C’est vraiment son nom.) a avoué récemment qu’il ne travaillait pas assez sur le très gros marché des rondes, comprendre les tailles supérieures au 36, qui représente tout de même 30 à 35 % de la consommation nationale (Les tailles 42 et 44.) au motif que l’image n’est pas aussi glamour!!! Et ma main dans ta gueule?

ARDOISE le logiciel qui ne dit pas son nom

ATTENTIONREPRESSIONDELATIONOUTINGINQUISITIONSOUMISSIONEPURATION
Un peu pris par le temps, je poste volontairement ces quelques mots succincts sans développer d’avantage. Je pourrais argumenter, rechercher des références historiques pour étayer mon propos, mais je n’en ferai rien, aujourd’hui. Je préfère laisser une trace de ce coup de gueule qui vient allonger ma déjà très longue liste. Je ne supporte plus ce gouvernement qui inlassablement creuse le sillon du contrôle, de la manipulation et de la répression.
Ce matin même, à la radio, j’ai entendu que le président pendant le conseil des ministres les a tous mis en garde contre un prochain dérapage qui serait sévèrement puni. Comme à l’école. C’est du grand n’importe quoi!! C’est depuis le mois de mai 2007 que tout se barre en glissade.

problèmes affichage avec IE6

Je suis hyper à labour pour répondre à vos commentaires et lire vos billets. Je sais, je n’ai aucune excuses valables et vous me maudissez pour les trente six générations (au moins) qui vont me succéder.

En attendant, je m’adresse à vous qui utilisez encore contraints et forcés Internet Explorer 6 de me dire si vous avez observé une nette amélioration au niveau de l’affichage de la sidebar (le panneau vertical à droite de votre écran, voilàaaa! Vous y êtes, avant il était en bas…) et si les smileys (que je vais remplacer un jour) s’affichent correctement. Nan parce que j’ai beau être un négrier des temps modernes, je me dois de rendre des comptes auprès de 1loup qui a bossé comme un taré pour que VOUS puissiez naviguer de manière élégante sur mon blog à moi qu’il est beau d’abord. Merciiiiii.

[Mode Comment je me la pète grave ON] 50 % des utilisateurs d’internet explorer qui se perdent sur mon blog sont en version 6. Ce qui représente tout de même 8 253 548 personnes sur les mois de mars et avril. [Mode Comment je me la pète grave OFF]