there s a little gay in everyone

mai 26th, 2009

C’est l’europride à Zurich du 2 au 7 juin!

L’europride 2009 c’est aussi quarante années après Stonewall. C’est beaucoup de chemin parcouru pour certains et trop peu de petits pas pour d’autres. Ce sera une marche des fiertés particulière donc, un anniversaire qui devrait être festif mais aussi politique pour contrer l’homophobie rampante. (voir les extraits des témoignages reçus par SOS Homophobie en 2008)

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tout rouge

mai 25th, 2009

Mais quel week end, les enfants! Vous vous rendez compte tout ce soleil gratuit! Comme ça, même pas besoin de payer en carte gold ou de faire partie d’un cercle d’initié ou de happy few. Du soleil pour tout le monde ça ressemble à du communisme. C’est louche. Mais ne vous y trompez pas. La crème solaire indice 95,  le tube de biafine, le traitement des cancers de la peau, ne sont pas à la portée de toutes les bourses, fussent-elles rouges. Les week-end à rallonge du mois de mai (année « employé»  contrairement aux années « employeur»  où les 1er mai et 8 mai tombent un dimanche, ha ha ha ha ha) ont profité à tout le monde, aux salauds de pauvre, aux patrons, aux curés et à l’artisanat local Durex&Manix.

J’explique : En ces temps de criiiiiiiise (on va tous mourir!) où les courbes des chiffres de production plongent, tous ces jours de congés pris par le peuple arrangent les entreprises qui ne savant plus quoi faire de leurs stocks de voiture, de frigo, de missile (ha nan, là je suis hors sujet, désolé) ces dernières voient d’un très bon œil ce léger recul de production.

Rho l’autre il fait de l’anti capitalisme primaire. Alors que non.

Bon en vérité, j’écris juste n’importe quoi pour inaugurer mon premier billet écrit entièrement à la main sous iMac.

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IDAHO 2oo9

mai 17th, 2009

Cette vidéo pour ne plus avoir çà…

Le rapport annuel de l’homophobie de SOS Homophobie

Les chiffres on peut leurs faire dire ce que l’on veut et générer des polémiques sans fin.

Je préfère reprendre certains témoignages reçus à SOS Homophobie présents dans leur rapport annuel de 224 pages.

Extraits

Benoît, 49 ans, et un ami, sont violemment agressés et insultés « PD » par deux jeunes dans un parc, connu pour être un lieu de drague homosexuel. Benoît s’en sort avec quelques contusions, mais son ami est hospitalisé et doit subir une chirurgie faciale.
Ils connaissent l’identité et le domicile d’un des deux agresseurs. Benoît se rend immédiatement au poste de police local pour déposer plainte. Il donne le signalement des deux agresseurs, et l’identité ainsi que l’adresse de celui qu’il connaît. Les policiers sont débordés et lui demandent de repasser le lendemain. Cette même nuit, un homosexuel sera assassiné dans le parc…

Gérard, 54 ans, se fait tabasser par 3 jeunes au bois de Boulogne. Se rendant ensuite au commissariat pour porter plainte, il se fait sermonner par les policiers : « vous l’avez bien cherché ».

A Paris, sur le quai de la gare de Lyon, Jérémy, 26 ans, échange un baiser avec son compagnon qui prend le train. Un groupe de 5 vigiles s’approche alors, l’un d’eux lâche « dans mon pays, on t’aurait déjà crevé les yeux », et leur violence se déchaîne. Jérémy est tabassé et projeté sur les rails. Il finira à l’hôpital avec une double fracture. Son compagnon, en allant déposer plainte, est confronté à l’hostilité des policiers qui tentent de minimiser minimiser l’incident en traitant l’agressé de « petite chose fragile ». L’association a interpellé le président de la SNCF qui nous a indiqué avoir lancé une enquête auprès de son prestataire de service.

Joseph, 38 ans, et son compagnon Bertrand, 44 ans, échangent un baiser sur un parking. Six policiers en civil se jettent alors sur eux et les rouent de coups. Ces derniers les placent ensuite en détention au poste de police pour « rébellion à agent ».

Marc, 40 ans, invité au baptême du fils d’un ami de longue date, est agressé et insulté (« crevure, PD») par ce dernier.Résultat : 8 jours d’ITT. La police refusera de retenir la qualification d’homophobie pour cet acte.Marc fond en larmes au téléphone et nous demande « ce que vaut un PD agressé ».

Suite au décès de leur père, les soeurs d’Isabelle, cadre de la région lyonnaise, la rouent de coups et l’injurient. Sa famille, notamment son père, n’a en effet jamais voulu entendre parler de sa compagne, malgré plus de 15 ans de vie commune.

Marjorie et sa compagne Amandine ont été agressées à coups de pierres dans un jardin public par 4 jeunes garçons, qui leur parlent de leurs pénis, en précisant qu’ils allaient leur « montrer ce dont elles avaient réellement besoin ». Plusieurs témoins s’approchent ensuite, et sans s’inquiéter de l’état des deux jeunes femmes, se mettent à les questionner avec une curiosité indécente sur leur sexualité. Suite à cette agression, outre une ITT pour Amandine, les deux femmes sont choquées par l’indifférence des témoins.

Amélie, jeune Parisienne, nous écrit qu’elle et son amie se trouvaient en terrasse d’un café de quartier, et venaient de s’embrasser (« et c’est terrible d’être obligée de le préciser, mais nous nous sommes embrassées très chastement ! ») lorsque le patron « fou de rage » s’est précipité sur elles : « Il nous a dit que c’était un comportement intolérable, scandaleux, dégueulasse, (…) est devenu menaçant physiquement, nous intimant l’ordre de déguerpir. (…) [Il a ajouté] que c’était horrible pour ses clients« normaux », qu’on était malades. (…)Nous sommes parties sous ses insultes (…) sans que personne ne proteste ou se manifeste. »

Martin, gay de 62 ans, a porté plainte suite aux insultes proférées par un patron de brasserie à Vincennes. Ayant quitté l’établissement en réglant sa note,mais non sans avoir fait connaître son mécontentement du service et du repas, il s’est vu gratifier d’un « Ah, je vois à qui j’ai affaire ; je vais te mettre le doigt dans le cul, gros pédé ! » peu commercial.

Erwan témoigne par courriel des agissements des propriétaires de l’appartement qu’il loue avec son ami pour les déloger : « Ils nous harcèlent quotidiennement et nous insultent, traitent mon ami de folle, disent qu’il rit comme une fille et que nous avons une mauvaise influence sur son fils de douze ans. Ils ont fait une main courante [prétendant] que mon ami regardait bizarrement leur fils. »

Jonathan vient d’emménager en colocation avec son meilleur ami dans la région parisienne. Quelques semaines plus tard, il reçoit des lettres de plaintes infondées et mensongères. Quelques mois après, c’est un préavis de congé le prévenant que le bail ne sera pas renouvelé. « Après plus de trois semaines pour essayer d’avoir une explication du syndic » nous précise-t-il, « on me répond très hâtivement (…) que ma vie et mes fréquentations ne sont pas en accord avec le standing bourgeois de l’immeuble (…), que je devrais plutôt me diriger vers le Marais (…), et qu’ils n’étaient pas au courant que c’était nous qui allions occuper l’appartement sinon on ne me l’aurait jamais loué ». L’absurde de l’histoire étant par ailleurs que Jonathan est hétérosexuel !

Cédric nous raconte la discrimination dont son ami et lui ont été victimes lors d’une sortie en famille dans un centre nautique du Nord : « Alors que ma marraine et son mari s’embrassaient dans le jacuzzi, mon compagnon et moi nous sommes faits un simple bisou caché (aucun enfant dans le bassin, ni même à l’extérieur). Un maître nageur est venu nous (…) demander d’être distants et discrets alors que nous l’étions. » Après signalement au directeur de cet incident, ils s’entendent répondre par ce dernier « qu’il y en a marre de ce genre de couple » et que « ça va changer. »

Jérémy, 26 ans, embrasse David à la zone de filtrage qui les sépare sur un quai de la gare de Lyon, à Paris. Lorsque le premier s’éloigne pour prendre son train, le second s’entend dire par un des vigiles : « Dans mon pays on t’aurait déjà crevé les yeux ». Le train ayant du retard au départ, Jérémy retourne voir David et le découvre aux prises avec cinq vigiles qui l’insultent, le frappent et le jettent sur les rails. Avec l’aide d’autres voyageurs il descend sur les rails pour aider son ami à se relever mais ce dernier est embarqué par la police. A l’hôpital pour une double fracture, David raconte à Jérémy que les policiers ont voulu minimiser l’agression en le traitant de « petite chose fragile». Une plainte a néanmoins été déposée.

Thomas, 25 ans, nous rapporte les propos d’un patron demagasin à Paris : « sale pédé, pédale ! Va te faire niquer sale trou de sida ! Vous les pédés, vous êtes tous malades ! »…« Et moi je voulais seulement acheter des vieux disques de Jimmy Hendrix. Il m’a frappé et suivi en hurlant ses insultes. »

Viviane a été tellement traumatisée par son agression qu’elle a attendu des années avant de témoigner : « C’était il y a huit ans. Je sortais d’un bar situé au centre ville. (…) C’est le patron qui par l’entremise d’un de ses employés m’amise dehors en M’expliquant qu’il fallait débarrasser la ville «des tarlouzes et goudous de mon espèce ». Il a joint le geste à la parole en me jetant au sol, sur la terrasse. J’ai eu une côte fissurée et des hématomes. Mais j’ai surtout été très humiliée. Je n’ai pas osé déposer plainte : la parole d’un « honnête commerçant » contre la mienne…Il y a eu des suites, intimidations, insultes, qui me poussèrent à une tentative de suicide ».

« Honteux », comme Cyril, étudiant, qui nous déclare : «aujourd’hui j’ai voulu donner mon sang, j’étais tellement fier de pouvoir faire cet acte mais j’ai vite déchanté lorsque le médecin m’a posé tout un tas de questions en finissant par celle ci : « avez-vous déjà eu des rapports sexuels avec un homme ?»  Tout bêtement j’ai répondu oui, pour moi c’était normal et sa réponse a été très directe : « Vous ne pouvez pas donner votre sang car vous êtes homosexuel» . Pour Cyril, « cette discrimination contribue à alimenter les préjugés sur les homosexuels », elle l’a « fait pleurer » et l’a« laissé mal à l’aise toute la semaine ». Il ajoute qu’il a « heureusement pu bénéficier du soutien de ses parents et de ses amis ».

Emilien est intérimaire pour le compte d’un constructeur
automobile. Il est convoqué à un entretien préalable de licenciement pour faute grave avec mise à pied conservatoire. Chez le constructeur automobile, on lui a tenu les propos suivants : « tu es trop lent, tout le monde se plaint de toi, on ne t’aime pas, on ne supporte pas ce que tu représentes », « on ne veut pas de pédé dans ce service ».

Elise et Lucie, employées depuis un an et demie dans une chaine de restauration rapide, sont licenciées à la suite de leur coming-out auprès de leur employeur et collègues. A l’annonce de leur pacs, elles ont subi brimades, mise à l’écart et propos diffamatoires devant les clients avant d’être licenciées.

François, formateur dans leBTP, a travaillé sans problème pendant 6 ans jusqu’au jour où son chef l’a harcelé pour connaître sa vie sexuelle : « tu ne parles jamais de ta copine, tu aimes les femmes ? ». A bout, il a annoncé qu’il était homosexuel. « J’ai fait la plus grosse bêtise de ma vie car tout a changé à partir de ce moment. Du jour au lendemain, je n’étais plus bon à rien car dans ce monde là, on ne mange pas de ce pain là». Il a fini par craquer, s’est  mis en arrêt maladie pour dépression, après avoir été déclaré inapte par le médecin du travail de l’entreprise.

Joël était chef de service dans une fédération professionnelle. Il a pris la défense d’un collègue qui était traité de malsain en raison de son homosexualité. « A cette occasion j’ai révélé mon homosexualité pour le défendre. Quelques jours plus tard, j’ai été convoqué par le directeur et la présidente qui m’ont dit qu’ils ne voulaient pas de problèmes de mœurs. J’en ai été malade puis hospitalisé, le climat régnant dans la fédération était détestable. A mon retour, les délégations de signature m’ont été retirées, on a réduit mes équipes. Des propos violents ont été tenus par ce directeur : « je voudrais te coller la tête au mur ». La présidente a demandé à l’inspectrice du travail l’autorisation de me licencier, refusée car j’avais un mandat syndical. A ce moment changement dans le registre de comportement de la direction, des rumeurs ont commencé à circuler sur ma supposée pédophilie (dans une fédération traitant d’éducation). À la fin de mes protections syndicales, j’ai été licencié pour faute grave, avec information du ministère de tutelle. Cela fait 2 ans que les faits ont eu lieu et je n’ai toujours pas retrouvé de travail car la réputation qui m’a été faite me colle à la peau. »

Yves, un sexagénaire marseillais, nous contacte suite à des insultes proférées par son voisin. Il est installé dans son immeuble depuis 10 ans, et tout se passait bien jusqu’à des problèmes de co-propriété récents au sujet de la rénovation de l’immeuble. L’un de ses voisins, prétendument venu lui poser des questions sur l’avancée des travaux a fini par l’insulter : « de toute façon, vous n’êtes pas un homme, vous êtes une merde ». Il nous contacte car il ne veut pas laisser faire, mais n’a pas de témoins.

Jacques habite à Paris et a obtenu l’accord du syndic pour mettre des affiches dans la résidence sensibilisant les habitants à un problème de prolifération des cafards. Il a retrouvé sur sa porte son affiche taguée : « l’homosexualité est plus dangereuse que les cafards, elle est porteuse du SIDA ».

L’année dernière.

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les chiottes sont bouchees

mai 11th, 2009

Mon premier boulot, je m’en souviens comme si c’était hier. Et quand je parle de boulot j’entends par là, job d’été.

Lycéen, je n’ai jamais eu le besoin pressent de trouver a-b-s-o-l-u-m-e-n-t un job d’été. La raison essentielle c’est que j’étais bien trop gland pour y trouver un quelconque intérêt. La seconde raison c’est que je n’avais pas d’envies particulières pour dépenser du fric. Le peu d’argent de poche que me filait Madame Mère me contentait. J’avais des plaisirs très simples (depuis ils sont devenus plus compliqués) Le café avant les cours le matin, la partie de flipper ou de baby foot (je faisais semblant d’aimer, mais bon je faisais partie d’une bande, ça compte, hein!) et la pizza du samedi soir noyée au rosé étaient mes principaux postes de dépense. Ensuite il m’en restait encore un peu pour me payer des cocktails (un blue lagon avec un parapluie en papier planté dans une rondelle) au café « Guillaume le Conquérant» .

Je n’écoutais pas de musique, je collectionnais des timbres gratuitement (j’avais récupéré un fond incroyable d’un voisin philatéliste qui m’avait offert tous ses timbres en doublon) et je lisais. Pour l’habillement, c’était Madame Mère qui s’en occupait. Je rechignais bien parfois un peu au port du pull tricoté motif jacquard bleu marine, mais bon.

Faut dire aussi que je n’avais pas vraiment conscience non plus, glandu comme je l’étais, de l’importance des petites lignes consacrées au job d’été en bas d’un CV. Non je l’avoue monsieur le Directeur des Ressources Humaines, je n’ai jamais travaillé chez Moc Danalds! C’est mal! Je suis désolé. Vraiment!

Et puis un été, je ne sais plus comment c’est venu, me voilà embauché pour deux mois dans une usine qui fabriquait les transformateurs électriques de couleur verte que l’on peut encore apercevoir en haut ou en bas de certains poteaux. Sur ce point précisément je ne sais plus très bien. Je suis donc affecté dans cette usine au service entretien général sous les ordres de Gaston.

J’ai fait connaissance de Gaston dans les chiottes.

Il avait une tronche d’alcoolique incroyable! Mon premier véritable alcoolique que je voyais en vrai, que je humais aussi. Il se pochetronnait à la bière Valstar, rouge ou bien verte, mais puisqu’on s’en fout qu’on vous dit. Par contre ses yeux étaient bien rouges derrières des culs de bouteille qui lui faisaient office de lunettes et ses dents étaient quant à elles bien vertes, je vous le jure! Il était bourré du matin au soir, disparaissait l’après-midi pour roupiller dans une cachette secrète.

Gaston était aux chiottes parce que son boulot consistait à les déboucher. Je vous ai parlé de son haleine? Non! Bien, je préférais l’odeur du caca que d’avoir à lui parler en face à face. Et les chiottes étaient remplies ras bord et ça ne sentait pas la rose. Il m’a dévisagé étrangement le mégot de sa gitane maïs mouillée au coin de ses lèvres et m’a dit « Tiens prends le tuyau et enroule le.» 

Vous ne semblez pas saisir l’horreur de cet instant. Le tourbillon d’angoisse qui me fit frissonner de tout mon être jusqu’au dernier petit atome reclus tout au fond.

Je débarque, on ne m’a pas donné de bleu de travail, de chaussures de sécurité ni de GANTS!!! Et l’autre Gaston là, cet abruti par l’alcool, il me demande comme ça, comme si de rien n’était que j’enroulasse son tuyau jaune qu’il avait enfoncé préalablement dans les latrines, à main nue!

ATTENTION!!! La suite de ce billet en dessous de la photo!

Tout le monde est là? On reprend le fil du billet!

J’ai survécu à cette épreuve, dieu me tripote. Pour l’anecdote, j’ai eu un pote qui lui comme premier job d’été a eu à nettoyer les morts dans un hôpital! On l’a ramène moins du coup, hein!

Du coup quand j’explique que j’étais aussi préposé au débouchage des urinoirs, l’aspect pathos est moindre mais l’effet comique s’en trouve renforcé. Car en usine, c’est comme au bureau. Les cols bleus et les cols blancs quand ils peuvent te foutre dedans, c’est le même combat.

Donc moi j’étais équipé d’un gros piston qui déchargeait une énorme pression dans les vasques des urinoirs au seul but de les déboucher. C’était toute une technique. D’abord il fallait pomper pour faire monter la pression du pistolet. Ensuite il fallait poser la ventouse dans la marre jaunasse, l’enrouler de plein de chiffons, plein, plein, plein de chiffons (vous comprendrez plus tard l’importance de ce détail) et appuyer sur la gâchette. PAF! Et glouglouglouglou l’urinoir est enfin libéré de quantités industrielles de poils, de mégots, de chewing gum et de matières non identifiées même l’agent Fox Mulder a renoncé à y voir la présence d’extra-terrestres.

J’étais devenu un expert en déboucheur d’urinoirs. On me voyait me balader à travers toute l’usine (plusieurs hectares, un site monstrueux) mon pistolet et mon seau au bras. Mon seul point faible c’était le pompage. Je devais pomper fort et arrivé à une certaine pression moi je n’en pouvais plus, ni mes petits bras musclés. C’est alors qu’une fois, un ouvrier patibulaire mais presque (oui… je sais, mais je n’ai pas pu m’empêcher) est venu à ma rescousse goguenard.  « Allez donne moi ton truc, je vais te la faire monter la pression moi!!»  Et monsieur Muscle de s’activer dans sa combi bleue savamment échancrée. Une fois la pression bien montée, il n’a pas pu s’empêcher de me montrer comment font les hommes, les vrais, pas les tapettes, les durs à cuire, les OHQ (Ouvriers Hautement Qualifiés), les ceux qui en ont là où il faut. Je m’écarte. Je lui offre l’objet de son fantasme ultime, l’urinoir débordant de pisse.

PAF! Il a appuyé franco. Seulement voilà, j’avais tout simplement et très consciencieusement oublié de lui parler chiffons. Comme quoi…

Nan mais quelle rigolade (bien intériorisée tout de même, hein!) à la vue du mec furibard et couvert de pisse! Je me sentais plus de bonheur, je flottais littéralement dans les airs. Mais tout de même moins que le jour de la paye où je suis rentré à la maison avec un chèque dans la main. Mon premier salaire! Je marchais, que dis-je, je courrais à vingt centimètres au dessus du sol.

C’était le début de ma colossale fortune!

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tu vas pas sortir habille comme ca

mai 10th, 2009

Tu vas pas sortir habillé comme ça?

Qui n’a jamais entendu cette sentence me jette sa première chemise Hugo Boss dans la tronche. On dirait que tu es habillé avec un sac poubelle!

Voilà l’objet de mon courroux! Les sacs en plastique qui tuent notre belle planète bleue. Nous allons tous mourir! Non pas sur scène ma chère Dali. Non, j’insiste, merrrci, mais là tu déranges, voilà, on lui dira. Ca m’a fait plaisir de te revoir. Ciao.

Les sacs en plastiques des supermarchés sont au choix devenus payants ou plus distribués du tout pour de bonnes intentions écologiques et de recyclage. Ce qui jusque là ne me gêne pas trop, bien au contraire. Et payer trois centimes un sac poubelle en devenir ne me contrarie en rien du tout.

Mais que l’on me fasse payer, je le répète trois centimes d’euro, un sac si mince qu’il suffit que le concombre turgescent effleure sa paroi pour que le sac se fende irrémédiablement en deux et ce sur toute sa longueur. Là, je crie au scandale. Résultat des courses?  Je vous le demande. Non, merci Guy Lux, vous êtes bien gentil mais là ça commence à être lourdingue. Le résultat est donc que toutes les commissions sont étalées par terre alors que la queue s’allonge derrière moi!

C’est un véritable scandale!

J’ai bien pensé au sac à roulettes pliant pour quand je reviens du taf le soir et que je fais un saut au Monop’. Mais ce n’est tout simplement pas envisageable du tout! Mon sac serait bien trop lourd avec la thermos de thé vert, les affaires de sport et tout le fourbi habituel et ô combien nécessaire à toutes personnes un tant soit peu raffinées. C’est un sac avant tout qui met en valeur ma démarche chaloupée à travers les rues de Paris, pas un vulgaire sac de randonnée!

Alors, je proteste qu’au prétexte de sauver la planète on me complique l’existence avec ces sacs plastiques pas solides du tout!

Puisque c’est comme ça, je sortirai habillé comme je veux!

Message perso à destination de la fille d’Yves Montand
Ce n’est pas le billet attendu! Je répète ce n’est pas le billet attendu!

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