Ich bin ein Berliner (1)

“Ich bin ein Berliner “ Ah bah non tiens, je n’étais pas né en juin 1963, hé hé hé. Mais bon, ça c’est joué de peu. Quelques décennies plus tard j’ai tout de même trainé mes moon-boots dans les strasses de Berlin, et non pas dans celles de JFK. Et j’ai a-d-o-r-é cette ville. Elle n’est pas aussi chaude et aussi avenante qu’une Barcelone dévergondée, mais avec un peu de temps on finit par s’amouracher de son froid d’hiver, de ses larges avenues, de sa propreté, de sa courtoisie sur la route, de sa forêt plantée à deux pas du Reichstag. Berlin est une monumentale cité lourdement chargée d’histoire ce qui sans doute a contribué à mon attachement.
Mon arrivée fût un temps un peu compromise par un incendie à l’aéroport de Tegel qui mobilisa plus de cent trente pompiers grands, beaux, musclés et durs à la tâche. Finalement tout est rentré dans l’ordre et c’est un chauffeur blond comme les blés pratiquement imberbe d’un mètre quatre vingt dix de haut aux yeux bleus qui m’accueillit à l’aéroport pour me conduire à mon palace. C’est en me retournant que j’ai aperçu le siège bébé plié dans le coffre de la mercedes break de douze mètres de long ce qui ruina tous mes fantasmes d’une collaboration plus étroite avec ses teutons. A noter qu’au retour, c’est un superbe brun basané aux yeux noirs et aux cils de gazelles qui me fit faire le chemin strictement inverse. C’était un véritable pervers. Je m’explique. Le compteur était digitalisé sur le rétroviseur (celui de l’intérieur, hein!) et forcément de temps à autre je croisais son regard. Et comme je suis très joueur, j’ai eu l’occasion de compter tous les centimes dépensés un par un.
Pour L’hôtel, rien à dire, un “petit palace” quatre étoile sans prétention dans le quartier de Mitte. Le petit déjeuner à dix sept euro me fit aimer instantanément les macchiatos de chez StarBucksCoffee et Cie pour me frotter à la populace besogneuse des petits matins frisquets.
Ce qui est bien à Berlin, c’est l’humilité que j’ai entretenue tout au long de mon séjour. Ce n’était pas du luxe! Comme je ne maîtrise absolument pas la langue allemande (on se comprend) et que je parle un anglais approximatif, la communication avec les commerçants et autres usagers du métro et des trottoirs s’est montrée plus qu’héroïque. Par exemple, dans une BoutiqueTouristeGogoGift, j’avise deux liasses de billets de deutschemark sur le présentoir. Je demande qu’on m’explique la différence entre les deux modèles de billet. (dans mon esprit je voulais acheter les billets les plus chers, on est snob ou pas) Les deux demoiselles préposées aux ventes au GentilTouriste se mélangent un peu dans leur anglais encore plus approximatif que le mien et finalement au bout d’un temps certain, je comprends qu’il y a les billets de l’ex RDA et ceux de l’ex RFA. Je fais mon choix pour le modèle de l’ex RDA à l’effigie d’un authentique barbu made in ex URSS (ces histoires d’Ex ne concernent bien évidemment pas les dindes du Marais). Et là dans un élan de générosité ou de pitié, l’une d’entre elle croit bon me préciser que je ne peux strictement rien acheter avec ces billets. (bien sûr connasse, c’est un bloc note) J’ai éclaté de rire et la fräulein s’est empourprée comme s’il faisait moins quinze degré celcius à l’intérieur de la BoutiqueTouristeGogoGift. Ah mais quelle déconnade!
Demain ou un autre jour, si mes engelures aux doigts le permettent, la suite de ce séjour hivernal à Berlin et de son quartier chaud.





11 commentaires sur “Ich bin ein Berliner (1)”
Baptiste 26 novembre 2008 0:44
La Pingouine 26 novembre 2008 4:55
P’tit coquin te revoilou.
antenor 26 novembre 2008 7:50
t’aurais du m’le dire qu’t'y allais à berlin, j’t'aurais preté mes chaussures rouges…
MarcelD 26 novembre 2008 11:36
-> Baptiste :

-> La Pingouine : bah oui
-> antenor : j’ai bien pensé, mais je ne sais pas marcher avec des talons plats!
Steppen 26 novembre 2008 17:04
Bon retour, tu es en forme on dirait :p
Fincasor 26 novembre 2008 18:39
Oh !
Marcel bouge !
Fab 26 novembre 2008 20:06
Yééééééééééé!
Sehr Gut!!!!!!
MarcelD 26 novembre 2008 21:30
-> Steppen : Ca se voit tant que ça? Faut absolument que je me rase!
-> Fincasor : Il bouge, il bouge… mais doucement
-> Fab : A tes souhaits! T’as pécho la crève toi mon castor?
Baptiste 26 novembre 2008 22:15
J’ai gagné quoi en tant que premier commentateurs ?
Valérie de haute Savoie 26 novembre 2008 23:40
Y’a des retours qui font sacrément plaisir
MarcelD 27 novembre 2008 12:15
-> Baptiste : Toute ma considération, je t’envoie un carambar par FedEx

-> Valérie de haute Savoie :