la matrix decode
Ceci est le récit d’une journée ordinaire.
Mon ancien téléphone portable perso me sert de réveil matin. Il sonne. Mais comme il sonne beaucoup trop tôt, je dois l’allumer et faire le petit code (1) pour reprogrammer la sonnerie à une heure plus décente et pouvoir me rendormir. C’est le tout premier code secret de la journée que je viens de taper sur un clavier alors que même pas le quart de la moitié d’un neurone est en marche.
Une fois debout, je me précipite devant mon écran d’ordinateur et j’ouvre ma session windows à l’aide d’un code (2). Je consulte ma messagerie perso avec (3), celle du taf avec (4), et celle de MarcelD avec (5). Je vérifie au passage sur les 3 sites de rencontres où je traîne, si pendant la nuit mon prince charmant ne m’aurait pas laissé une évaluation, un tag, un rdv avec (6), (7) et (8).
Petit déjeuner peinard, la bouilloire pour le thé ne nécessite aucune technologie numérique.
Raccourci vite fait, je suis devant la porte de ma boîte de gros nazes, et je m’introduis à l’intérieur à l’aide de (9) que je tapote d’un doigt distrait sur le digicode. Enfin, je suis dans mon bureau, je consulte ma messagerie vocale à l’aide de (10) puis j’ouvre ma session windows par (11). Et non, je ne vais pas comptabiliser à nouveaux les codes de ma messagerie perso et des sites de rencontres. Par contre pour me connecter à la messagerie professionnelle il me faut un autre code que (4) réservé aux sessions web, et j’utilise donc (12) puis (13) pour me connecter en tant que super chief manager à l’intranet de ma boîte de gros nazes.
Ca y’est j’ai faim, il est midi, il faut absolument penser à retirer de l’argent au distributeur avec (14). En début d’après midi, c’est plutôt calme et j’en profite, juste après ma sieste (oui, oui pour de vrai, il existe une position spécialement étudiée sur mon gros fauteuil) pour poster un tit truc sur mon blog. J’accède à la console d’administration avec (15) et je m’éclate bien pendant une demi heure voire une heure. Invariablement l’après-midi, je dois consulter des tableaux de gestion aux multiples mots de passe, notamment celui des accès sécurisés à tout le bazar informatique de ma boîte de gros nazes, mais je ne vais pas les compter. Comme je ne comptabilise pas les numéros internes des téléphones de Marie-Agnès, de Joséphine et de Robert, Bob et Victor. (D’ailleurs, il me suffit de tapoter leurs noms pour les avoir au téléphone lorsqu’ils ne sont pas en pause café, cigarette, pipi, ou déjà au téléphone avec maman ou petit fiston)
Imaginons un instant, profitant d’une après-midi que je souhaite calme et sereine, que j’entreprenne l’organisation soit d’un week-end à la campagne ou soit de mes prochaines vacances. (J’ai 8 semaines à caser par an, un vrai casse tête !) Si je décide de rendre une visite de courtoisie à mes parents, je réserve avec (16) sur SNCF grands voyageurs. Si j’opte pour un petit séjour à Barcelone chez mon pote James, je dois composer un code (17) avec AF Frequence Plus. Et pis tiens, pendant que j’y suis, je vais faire des emplettes sur Ha!ma-zone pour commander de la lecture avec (18) et à la Fnuck des CD avec (19). Quand tout d’un coup, je me rends compte que toute cette fringale blondesque, ne va pas s’en me poser un problème de trésorerie. Pas de problème, je me connecte sur LaBanqueQuiADesSous et je tapote fébrilement (20) pour effectuer un transfert de compte à compte. Ah bah tiens, ça ne marche pas bien. Inquiet sur cette transaction foireuse, je téléphone au service carte spéciale à cotisation indexée sur le CAC40 pour rentrer en contact avec un agent. Et voui, je tapote au téléphone en fréquence vocale le code (21) puis donne mon numéro de compte (22), ma date de naissance (23) au gentil bac+18 qui fait son stage d’intégration dans la vie active avec la plus grande disponibilité (C’est vrai aussi que j’ai la voix chaude et suave, ça aide)
Comme je ne suis jamais malade, mon numéro de sécu (23) que je connais par coeur ne me sert jamais. ppffftt !
Fin de la journée, je n’ai pas envie de rentrer à la maison, mais je vais me réserver une place de ciné avec ma carte FilmIllimité et mon code (24). A la fin du film, je rallume mon téléphone professionnel (et privé) préalablement éteint, avec (25).
Voilà, il est 23h30, je rentre chez moi, et là non ! Il n’y a plus de digicodes depuis l’instauration par le président du syndic, du plan vigipirate renforcé. J’ai un petit bip pour m’ouvrir les deux portes qui donnent accès à l’ascenseur, donc adieu (26) et (27).
Ce fût une excellente journée où je n’ai pas arrêté de décoder ! Qu’est ce qu’on se marre !
PS) Il va sans dire que je n’ai pas compté les identifiants qui précèdent les codes.







12 commentaires sur “la matrix decode”
antenor 27 mars 2007 6:19
avec tous codes tu ois avoir la barre haute, non ?
La Fée Daubette 27 mars 2007 9:42
Tout ceci est tellment vrai que parfois il m’arrive de rester comme un con devant mon DAB et face à un grand trou noir : “c’est quoi mon code ….?” ;-)))
TT02 27 mars 2007 18:13
Une vraie journée ordinaire. Moi ça y est, je frotte mon doigt sur ma machine et les sésames s’ouvrent. Dès que le capteur ne marchera plus, je serais dans la m**de (a force de ne plus taper tous les codes).
Smarty 27 mars 2007 19:15
Lorsque je rentre chez moi à Paris après quelques vacances dans le sud, je reste comme un con devant le digicode. Euhhhhhhh … c’est quoi déjà ? C’est pour ça que j’utilise pratiquement toujours les mêmes mots de passe
(je sais c’est pas bien). Je déteste l’électronique à tout-va !
“MMMMH ié soui Marcello, tou mé plais carina !” Grrraou ! Je ne savais pas que Marcel avait un voix torride !
Fab 27 mars 2007 19:36
Frequence quoi? Plus?
On est passe a Flying Blue, darling… mais faut aussi un code :flower:
Sorry.
Marcel Dugomier 27 mars 2007 20:49
-> antenor : private joke : tu arrêtes de m’envoyer des grands blacks maintenant, ça suffit :euh:
comment tu peux faire pour me faire grimper mon compteur de miles ? je t’envoie en échange du vrai tea en feuilles :flower:
-> La Fée : purée comment t’es souple :euh:
-> TT02 : t’es une vraie geek alors ! congrats !
-> Smarty : si si j’ai une voix qu’on reconnaît facilement, et je suis donc interdit de blague téléphonique débile :snif:
-> Fab : euh … oui t’as raison, c’est écrit dessus
lance 27 mars 2007 22:22
Marcel…arrête de décoder..!!:gratt: Perso j’ai du a cause de toi :oops:refaire le calcul du nombre de code que j’effectue dans la journée…12 codes8-O en tout et là je me rends compte que l’on vie une vie de robots.8-O:snif::snif:.a bas la dictature des génies:evil: de l’informatique…mdr !! Je vais créer une association..:tongue:.mdr :pom:qui cotise..?
Fab 27 mars 2007 22:58
Je suis corruptible
(en voila une nouvelle qu’elle est trop fraiche et feuillue)
AdaM 28 mars 2007 14:07
:gratt: ca deviend un peu trop compliqué ce billet, j’ai mal a la tête…:(
La Fée Daubette 28 mars 2007 15:49
@ MarcelD : j’adore …. merci tu viens de me rendre la pareille en crachat de café …
Marcel Dugomier 28 mars 2007 22:08
-> lance : 12 codes, t’es un petit joueur, je ne cotise pas
-> Fab : feuillue je veux bien croire, mais fraîche … :pom:
-> AdaM : suis désolé pour ton neurone … vraiment :pom:
-> La Fée : tout le plaisir est pour moi
AdaM 30 mars 2007 9:44
:snif::snif::snif:
méchant méchant méchant
j’ai plus d’1 neuronne quand meme.