mardi 9 juillet (suite)

Retour au parc Güell. J’en ai fait vite le tour, ça ne m’emballe pas plus que ça. Et puis, rappelons le, j’ai atrocement mal aux pieds, je suis épuisé, je dégouline de sueur, c’est une véritable catastrophe. Aaaaah, les t-shirts taille XXS et les sacs bandoulières ne sont pas faits pour les pélerinages à saint Jacques de Compostelle. J’entreprends le retour. Gasp ! Mais quel nul je fais ! Je n’ai pas repéré par quel chemin je suis arrivé. Je suis complètement paumé. Je cherche dans ma tête comme un chien fou et soudain, l’éclair de génie ! Ca y’est, je me souviens. Le chemin sur lequel je me suis engagé monte. C’est très bon signe, en arrivant ça descendait ! Je me sens tout guilleret quand tout d’un coup mon portable sonne. C’est bizarre. Je ne reconnais pas la voix et c’est un type qui me demande les coordonnées d’un dermato (???) Je ne comprends rien à la situation. Il m’explique que c’est son voisin et sa copine qui lui ont donné mes coordonnées. Je ne les connais ni l’un ni l’autre, mais il insiste. Ca commence à m’agacer cette histoire et dans le feu de la conversation, j’ai stupidement dit que j’étais à Barcelone. On raccroche. Un ange passe. Je me repasse la bande son dans ma tête et je commence sérieusement à paniquer. Mais je viens de me faire avoir ! C’est un appel de cambrioleurs qui vérifient bien que je ne suis pas là pour saccager mon appart. Je rappelle le numéro qui s’était affiché et je me montre très soupçonneux sur la légitimité de ce coup de fil. Le gars, il le prend vraiment très mal et commence à m’engueuler et m’envoie me faire foutre pour l’avoir pris pour un voleur. Il raccroche. Je suis sérieusement perturbé, mais je ne vais pas resté planté là dans ce parc, va bien falloir me bouger un jour. Je reprends mon chemin et malheureusement plus j’avance, plus je me sens perdu. Je suis perdu ! Puis finalement je reconnais la vision inoubliable des toits des pavillons Gaudi (Je l’avais bien dit qu’on ne peut pas l’oublier cette vision) C’est comme quand on découvre le château de Chambord au détour d’un virage. OK, c’est nul comme comparaison, je ne le ferai plus. Bref, je fais le fier et redescends la montagne à cheval vers l’entrée du parc, certain que là, les progrès de la civilisation aidants, je trouverai bien des panneaux indicateurs. Que dalle ! Je finis par me perdre définitivement dans la ville et la station de métro la plus proche est au moins à 1o kilomètres. Mes pieds me regardent de travers, on n’ira plus au parc Güell, c’est promis.
–> Le plus important dans la vie c’est le bronzage !

  1. 2 commentaires sur “mardi 9 juillet (suite)”

  2. Olivier 07 mars 2007 13:27

    achète une boussole :bravo:

  3. Marcel Dugomier 07 mars 2007 18:52

    Même ! :nonono: je n’ai pas le sens de l’orientation, c’est une catastrophe Thérèse !

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