mardi 9 juillet
Je suis allé au parc Güell. Ok, le métro y va bien. Sauf qu’il faut grimper ensuite comme à Montmartre. Heureusement, il y a des escaliers mécaniques. Après on arrive dans un parc avec des arbres, et là, disparition complète des panneaux indicateurs. J’improvise, il faut descendre des petits chemins tortueux, un vrai suplice pour mes pauvres pieds. J’essaye une technique improbable de marche exclusivement sur les talons, du coup mes mollets crient au scandale ! Et puis merde ! Ce chemin n’est même pas goudronné, j’ai plein de poussière sur mes sandalettes. Soudain, le miracle au détour d’un virage, on aperçoit, je dis “on” parce qu’une famille de Japonais m’a emboîté le pas depuis le bas des escalateurs, les cheminées et les toits de l’entrée du parc Güell. Il n’y aucun doute possible, c’est bien du Antoni Gaudi comme le présentait le guide touristique (un grand brun, sexy aux lèvres boudeuses). Cette soudaine apparition, je ne suis pas prêt de l’oublier.
On descend, les Japonais et moi, et hop nous voilà arrivés dans le parc. Le truc hyper important à indiquer à tous ceux qui veulent prendre des photos, venez tôt le matin. Il n’y a personne, à part moi et les Japonais. Pour prendre la fameuse salamandre en photo, j’ai juste été obligé de faire déguerpir à coup de sandalettes deux malheureuses fillettes. Deux heures plus tard, un bataillon de touristes en tout genre bouchait toutes les perspectives de prises de vues correctes.
Tiens, il y a un jeune couple qui me regarde. Humm, il est mimi. En fait, ils veulent que je les prenne en photo derrière la fenêtre d’un pavillon de l’entrée. Ouais, sympa l’idée. Leur appareil est encore plus vieux que le mien. La fille me fait signe de reculer. Ouh la la, on n’est pas pour rigoler, elle y tient à sa belle photo souvenir. Elle doit penser que l’idiot que je suis, serait capable de louper la photo. Je m’applique, mais c’est juste pour le gars qui est adorable et me regarde en s’excusant presque. Allez sans rancune, je vous souhaite une belle vie à tous les deux, même si elle n’avait pas l’air commode la fille.
Le coup de l’appareil photo, du : “Vas y prends moi et je te prends après.” est une pratique naturelle entre touristes. Ca me rappele mon premier jour avec un Japonais (décidemment !) au pied de la Colom qui découvre mon appareil photo. Je crois bien qu’il n’avait jamais vu un si vieil appareil photo. Il le tenait du bout des doigts comme s’il s’agissait d’un fragment d’un os préhistorique. Pourtant il est bien mon minolta automatique !
Bon alors le parc…, les colonnades c’est sympa, les plafonds Gaudi aussi. Mais bon Güell, c’était pas mon jour, j’ai mal aux pieds moi ! Aaaah, par contre la terrasse est géniale, avec son serpent-banc incroyable. Mais que de touristes ! Un bon milliard au mètre carré. J’ai bien aimé aussi, la maison dans laquelle le père Gaudi a vécu pendant pratiquement 20 années, à l’ombre sous les arbres. Le comble c’est que ce n’est même pas lui l’architecte !!




