mercredi 1o juillet fin d apres midi
Aujourd’hui j’ai cherché la plage pédé. Logiquement, je vais jusqu’à la dernière plage de Barcelone*, la plage de la Nova Mar Bella. Pas grand monde, plage propre, pas l’ombre d’un mec qui pourrait, je dis bien qui pourrait, ressembler à un homo. Mystère ! Mais bon, comme j’ai marché comme un dératé jusqu’ici, je vais en profiter pour me reposer un peu. De plus, la mer est géniale, toute chaude, toute fraîche, toute bleue, toute mouillée et le soleil qui brille, qui chauffe ma peau, huuummm.
L’heure tourne, je me décide un peu triste de repartir bredouille. Et puis, chemin faisant, je tombe sur la plage naturiste. Quand je dis plage, je suis généreux, une cinquantaine de mètres à tout casser, protégée des voyeurs par une haie de broussailles. Bon, j’hésite et me décide. Je m’installe en bordure pour voir si la canaille est bien là. A priori, elles sont toutes parties les cocottes. Reste les vieux machins à la peau couleur pin d’épice qui me lorgnent honteusement aussitôt le caleçon enlevé.
D’abord ce n’est pas une plage pédé, c’est une plage naturiste, c’est pas pareil ! Il y a des femmes hétéronormées** que des hommes hétéros matent d’un oeil plus ou moins discret. C’est d’une indécence !! Waoouuuu ! Y a un beau black qui se balade la quéquette au vent. Il n’arrête pas de faire des aller retours devant moi, ah bah oui … de dos aussi, il n’est pas mal. Et maintenant monsieur prend sa douche pour son show final. Rhâaaa.
Mais à part ce joyeux intermède, je sais que je ne reviendrai pas ici. Je reprends mon chemin sans hâte, je traîne des savates, pas envie de rentrer.
J’ai faim. Tiens un pizza burk sur la plage. Un menu solo est proposé mais impossible de déchiffrer ce que j’ai commandé, à part “l’aqua sin gas” bien sûr. Je patiente, je patiente dans la queue. La jeune fille est efficace, petite menue, brune, les yeux maquillés Betty Boop. Efficace, pas tant que ça, faut toujours que je m’emballe. Je dois poireauter plus d’un quart d’heure avant d’avoir ma pizza. Je m’installe finalement en terrasse avec mon petit plateau. C’est génial, la lumière est superbe, le soleil est sur le déclin, la chaleur qui plane encore malgré le vent et l’air marin et le bruit de la foule de la journée qui s’estompe peu à peu. Je vais me régaler. Beuuurk ! La pizza. Re-beuuurk ! Les ailes de poulets que je n’avais pas identifiées comme telles sur la photo du menu.
Assise à une table voisine, une jeune fille blonde aux yeux bleus. C’est Jenny, comme elle me le dira plus tard. Elégante, elle ne porte pas de fringues tape à l’oeil façon Lolita un poil vulgaire et
décadente**. Non, non, juste une jupe longue droite et un tee-shirt bleu ciel que vient prolonger un port de tête royal. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, je luis propose soudainement qu’elle me prenne en photo dans un anglais approximatif. Et ô miracle, elle comprend tout ce que je dis, et son beau sourire acquiesce pour elle mon idée. J’adore me faire prendre en photo quand je pars tout seul en vacances, comme cela je peux frimer en rentrant à Paris, que je me suis fait plein de “copines”.
AAAaahhh ! Mais qu’est ce qu’elle fait ? Elle met ses doigts devant les capteurs, le flash ! Mais en plus elle a bougé en prenant la photo. C’est pas vraiiii !** Je n’ose pourtant pas lui demander de recommencer. Et puis, j’enchaîne la conversation. Chouette elle est réceptive. Ca m’amuse de jouer au french dragueur tout sourire. En fait, pour dire la vérité vraie, je ne m’en rends pas vraiment compte à cet instant. Par compte, en moins d’une minute chrono, montre en main, elle avait quitté sa chaise pour me rejoindre à ma table. Et ça ! C’est jubilatoire, car monsieur Poil noir luisant, chaîne en or et grosse montre tape à l’oeil qui s’emmerdait avec sa nana, me regardait d’un sale oeil. Bah oui, mon loulou, Jenny elle est carrément plus glamour que ta copine que tu trimballes depuis pas mal de temps**, et elle en 10 secondes, elle s’est assise juste en face de moi. Pas peu fier de la performance.
*En fait, je l’ai découverte beaucoup plus tard, la plage pédé est direct à l’entrée de Barceloneta et non pas à l’autre bout de la galaxie.
** Ce billet n’est pas servie à la “sauce myso” (merci Romain pour cette trouvaille), qu’on se le dise.
–> Le plus important dans la vie c’est le bronzage !





3 commentaires sur “mercredi 1o juillet fin d apres midi”
Smarty 19 février 2007 14:41
Mh je vois que la nénette t’a fait de l’effet, vu le nombre de fautes dans tes dernières phrases !
Tsss !
Marcel Dugomier 19 février 2007 16:56
-> smarty : quelles fautes ??
Ditom 20 février 2007 14:08
Je connais ton blog depuis très peu de temps, mais j’aime beaucoup… Attention je vais devenir accro! Tu écris très bien!:bravo: