dimanche 7 juillet
L’Arena.
Rétrospectivement qu’est ce qu’on peut se trouver bête. Un indélicat m’a fait les poches de mon jean qui négligemment était baissé sur mes chevilles dans la backroom de “L’Arena” ma première boîte gay de Barcelone. J’ai réellement eu peur, car dans mes poches il y avait le ticket du vestiaire où j’avais laissé ma sacoche. Le malaise soudain, mes papiers ? Ma carte bleue ? Je remonte précipitamment le jean et l’escalier pour filer au vestiaire. Ouf ! Je la vois qui pendouille sur son cintre me narguant avec insolence. Je demande à Monsieur gros bras musclé pour récupérer mon bien, explique ma situation, rictus rigolard mal contrôlé on the guy’s face. Il appelle son collègue qui parle anglais. Bah non, je dois patienter avec deux petits loulous penauds jusqu’à la fermeture de la boîte pour récupérer nos biens. Monsieur gros bras musclé espérait que le voleur se pointe avec mon ticket pour le choper. Entre-nous, il aurait été complètement con.
La Sagrada Familia.
Un pur moment de bonheur, d’émerveillement. Jubilatoire. C’est incroyablement osé, c’est fou, c’est monstrueusement grandiose avec un je ne sais quoi de retenue, comme une forme d’humilité. Je cherche des cartes postales, complètement emballé que je suis, des souvenirs pour me remémorer à loisir cette émotion, mais je ne trouve rien. Tout est réducteur… Forcément ! Et là, dans la boutique de souvenirs, j’aperçois en haut d’une étagère, deux exemplaires de la statue d’un petit vieillard, les mains dans son dos. Voilà, ce sera mon souvenir. Mister Gaudi himself, en vieux monsieur voûté par le poids de son oeuvre, de son entreprise de cathédrale inachevée.
Découverte du métro.
Je me trompe de côté pour passer la barrière. Je ne sais pas pourquoi, mais tu dois mettre ton ticket à gauche pour passer la barrière à droite. Et donc là, forcément je reste coincé. Les braves gens me l’expliquent dans un charabia incompréhensible avec tout plein de gestes. Mais bon qu’est ce que vous voulez que je fasse, puisque j’ai déjà récupéré mon ticket. Le détail qui a son importance, c’est qu’à chaque compostage, le billet est débité d’un voyage. Il est hors de question que je poinçonne derechef, et vieux réflexe de Parisien, je saute par dessus le portillon. Que n’avais-je pas fait là !! Un brouhaha général de désapprobation monte soudainement de la foule alentour qui s’était pressée autour de moi. Bah alors, tant pis, j’irai en prison, qu’est ce que vous voulez que je vous dise ma brave dame ?!







4 commentaires sur “dimanche 7 juillet”
antenor 17 février 2007 14:45
une backroom ? ça confirme bien ce que je n’arrête pas de dire : moi devant et vous derrière, quoique là…
Fab au taf 17 février 2007 18:16
Belle moralité… à l’Arena! (On aurait pu s’y rencontrer
)
Et identiques impressions à mon arrivé à la Sagrada Familia, ce qui me navre c’est que même nous on ne la verra pas completement terminee. C’est tellement grandiose, une belle folie.
Marcel Dugomier 17 février 2007 22:43
-> antenor : non, non pas d’embouille, j’étais dos au mur :love:
-> Fab : l’Arena c’est du pipi de chat en comparaison au Metro, un vrai baizodrome cette disco :vivivi:
Fab 18 février 2007 12:57
I know, dear… I know…