samedi 6 juillet
“Le destin passe et repasse à travers vous comme l’aiguille du cordonnier à travers le cuir qu’il façonne.” Amin Maalouf, Le rocher de Tanios.
“Evidemment, la moitié de l’existence m’avait tout l’air de se réduire à ça, se bercer d’espoirs dans une situation désespérée, et je n’avais pas encoe découvert en quoi consistait l’autre moitié.” Stephen McCauley, Et qui va promener le chien ?
Ca y’est !!! Je suis en vacances, je pars trois semaines à Barcelone. Je suis rempli d’allégresse, d’excitation, d’impatience. J’ai des projets plein la tête que par ailleurs je veux vider. Vider ma tête de tous ces soucis, ces interrogations, ces doutes. Paul est venu me chercher pour me déposer à Roissy. Il y a eu une époque lointaine où on prenait le même vol, mais aujourd’hui je pars tout seul en vacances.
Vol Madrid-Barcelone. J’ai été un peu couillon sur ce coup là. J’ai fait ma réservation au dernier moment et dans la précipitation, j’ai cherché la formule la plus économique sans me soucier d’aucune façon que ce soit de la durée du vol (le piège c’est vol direct ou pas) Résultat des courses, je me retrouve dans un vol Paris-Madrid-Barcelone, avec escale de 3 heures à Madrid. Plus simple, ça devait exister, mais on ne me dit jamais rien à moi !! M’enfin, pas grave, je suis placé près du hublot et c’est tant mieux car je ne supporte absolument pas devoir me lever toutes les 10 minutes au prétexte que Monsieur ou Madame Petite Vessie a une envie subite.
Et le grand luxe c’est qu’il n’y a strictement personne sur les deux sièges à ma gauche. Ils ont dû me reconnaître à l’enregistrement pour me faire bénéficier d’un tel traitement. Dans la vie il n’y a pas de hasard.
Le chauffeur de taxi, aïe aïe aïe. Un gros qui fait la gueule. Il n’a visiblement pas envie de parler. Normal, je lui ai sorti un “Soy Francès” mal assuré en guise de bonjour. D’un autre côté ça m’arrange, je ne parle pas l’espagnol et encore moins le catalan, et puis les histoires de taxi finissent mal en général souvent ça me gave un peu, beaucoup quand même. Mais ! Mais !! J’hallucine !! Il ne descend même pas pour décharger mon énorme sac ! Quelle feignasse !
Arrivée à l’hôtel Royal. C’est quoi cette chambre ? J’explique, un grand lit s’étale au milieu de la pièce et il reste 20 cm tout autour pour le passage de la brosse de l’aspirateur. C’est clair, ce n’est pas ici que je vais vivre 3 semaines, juste pour dormir … en somme. Quoi ?! La fenêtre donne sur une cour intérieure, vaste programme. Comme dirait l’autre de bien belles perspectives s’offrent à moi.
Allez, je déballe le sac après tout je suis en vacances, tout va bien se passer. L’horreur totale !! Le flacon d’ambre solaire a littéralement explosé. Nous avons donc ma brave dame, une bonne quinzaine de tee-shirts, une demie douzaine de chemisettes (y’en a un peu plus, je vous le laisse quand même ?) toutes auréolées de tâches marronasses du plus mauvais goût ! Ca commence bien les vacances ! Je me disais aussi que mon sac avait une drôle d’odeur !







1 seul commentaire sur “samedi 6 juillet”
antenor 16 février 2007 12:05
hôtel royal ? monsieur a des gouts de luxe. c’est du propre (enfin, si on peut dire…)