saint valentin

saint valentinSaint Valentin, mais qui c’est donc que celui la ?

Valentin était un prêtre assez quelconque pour être tout à fait honnête avec vous, mais sa vertu était si éclatante, et sa réputation si grande dans la ville de Rome, qu’elle vint à la connaissance de l’empereur Claude II qui, comme chacun s’en souvient très bien, était d’une susceptibilité exacerbée. Il le fit arrêter eillico presto en criant sa célèbre maxime “pectus est quod disertos facit !“. Ce qui se traduit couramment par “Mais qu’on le jette aux lions cet espèce de vaurien !”

Avant d’être un saint, le petit père Valentin était plutôt du style à chercher les embrouilles, un chieur , surtout pour se sortir de taule, bardé de chaînes très très Lourdes qu’on ne peut même pas imaginer tellement c’était lourd. Et grâce à son baratinage d’enfer, il parvint presque à convertir l’empereur qui se ressaisit dans le dernier virage des tribunes in extremis sous les conseils judicieux du juge Astérius (A ne pas confondre avec Astérix). Et une conversion de ratée, une ! Le Valentin un peu vexé et remonté sur ce coup là (non, pas de nom) a commencé à perdre les pédales et insulter les dieux en service de l’époque (romaine) Jupiter et Mercure et ça, ça ne se fait pas, même en mangeant avec les doigts, vautré sur des peaux de léopards, c’est pas bon pour le poil !

Allez zizou au trou pour la seconde fois ! Mais le gaillard est habile et ne lâche pas le morceau aussi facilement. Il nous fait un petit miracle des familles en rendant la vue à une pauvre fille aveugle qui passait par là. Du coup le juge ému aux larmes se convertit aussi sec avec tous ses potes (comptez une bonne quarantaine).

L’empereur commence grave à flipper, et se dit que ça va finir par jaser à Rome toutes ces bêtises de bondieuserie rapport à un certain Jésus-Christ. Il se décide enfin à laver son honneur, celui de l’empire romain avec un programme à 60°C avec arrêt cuve pleine et le 14 février 268 jour de la Saint Marcel, Valentin fut décapité et perdit la tête.

Bon c’est bien gentil toutes ces histoires mais il est où le rapport avec les cœurs, les roses, les dîners aux chandelles, les bagues avec des diamants, les parfums, la fièvre acheteuse ? Hein dis ?

J’y viens, j’y viens…

Il y en a pour dire que c’est rapport aux premiers bourgeons qui éclosent dans les amandiers, noisetiers, etc. Et que les oiseaux (cui cui cui) avec le début des beaux jours s’encanaillent précisément le 14 février (rhâaaa). Le symbole de la fertilité retrouvé quoi ! Ca va forniquer dur sec dans les chaumières ce soir.

Maintenant, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, je vais vous dévoiler pourquoi c’est si glamoooouur, pooh pooh bee doo :

Valentin signifie “santé et vigueur” en poitevin-saintongeais. Ceci explique pourquoi les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage. C’est aussi simple que ça ! Avouez que c’est un peu dégoutant ces histoires d’amour à défaut d’être “so glam”, non ? Quel déconneur ce Marcel, j’vous jure !

Mais je vous garde le meilleur pour la fin (Quand je pense qu’on a perdu ça !!!!) :

Plusieurs siècles après sa mort, Valentin fut canonisé sans anesthésie en l’honneur de son sacrifice pour l’amour. La fête de la Saint-Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donnée le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et à Junon, protectrice des femmes et du mariage romain.

Attendez, ça vient …

L’événement le plus marquant de ces réjouissances était la course des Luperques : des hommes mi-nus poursuivaient des femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc, les coups reçus assurant fécondité et grossesse heureuse à celles-ci.

Vous avez bien lu !!!

Ca c’était grandiose ! Ca avait de la gueule quoi ! Pas un truc de tapettes à deux balles !
Tout se perd ma brave dame, c’était le bon temps, que voulez-vous !

Allez sans rancune, bon(ne) Saint Valentin à tous !


J’en reviens toujours pas ! Des hommes mi-nus qui coursent des femmes en les fouettant de lanière en peau de bouc !!! Gnark ! Gnark !
Références hystériques -> ici

  1. 7 commentaires sur “saint valentin”

  2. Fab 14 février 2007 0:23

    On savait vivre a cette epoque! :love:
    …pas commme les pedes d’aujourd’hui :vivivi:

  3. Smarty 14 février 2007 0:32

    :bravo: Merci pour cette petite histoire qui me permet d’élever mon niveau de culture encore d’un cran (mais où cela va-t-il s’arrêter ?). Cela dit je n’ai toujours pas bien saisi le pourquoi de cette fête à six sous, qui m’indiffère absolument. Comme on dit, quand on aime, c’est tous les jours, gna (et surtout quand on a quelqu’un à aimer) !

  4. Marcel Dugomier 14 février 2007 7:57

    -> Fab : tu parles Charles, énooOorme :mrgreen: -> Smarty : c’est beau le romantisme, t’es fort toi :love:

  5. antenor 14 février 2007 8:31

    je prends le temps, entre deux lessives, de venir te souhaiter une bonne fête, j’espère que cela ne te froisse pas…

  6. Badibuh 14 février 2007 13:45

    Pourtant j’étais à peu près sûr que Fred et Jammy y étaient pour quelque chose

  7. TT02 14 février 2007 21:09

    Quel billet ! Tout avait bien commencé, la photo superbe (faut pas oublier que beaucoup de fille sont pédée, alors…ma brave dame)

    Mais alors la fin :

    “Ca c’était grandiose ! Ca avait de la gueule quoi ! Pas un truc de tapettes à deux balles !
    Tout se perd ma brave dame, c’était le bon temps, que voulez-vous !”

    ne m’inspire que mon expresson favorite, dite bien trois fois par jour, à toutes occasions : “chien galeux”.

  8. Marcel Dugomier 14 février 2007 23:51

    -> TT02 : “chiens galeux, chien galeux, chien galeux !” ooooh si on peut plus rigoler, rah la la :-D

Quelque chose à dire?