les oiseaux blancs

    “Les hommes sont les uns par rapport aux autres, comparables à des murs situés face à face. Chaque mur est percé d’une multitude de petites trous, où nichent des oiseaux blancs et des oiseaux noirs. Les oiseaux noirs, ce sont les mauvaises pensées et les mauvaises paroles. Les oiseaux blancs, ce sont les bonnes pensées et les bonnes paroles. Les oiseaux blancs, en raison de leur forme, ne peuvent rentrer que dans des trous d’oiseaux blancs et il en va de même pour les oiseaux noirs qui ne peuvent nicher que dans des trous d’oiseaux noirs.

    Maintenant, imaginons deux hommes qui se croient ennemis l’un de l’autre. appelons-les Homme1 et Homme2. Un jour, Homme1, persuadé que Homme2 lui veut du mal, se sent empli de colère à son égard et lui envoie une très mauvaise pensée. Ce faisant, il lâche un oiseau noir et, du même coup, libère un trou correspondant. Son oiseau noir s’envole vers homme2 et cherche, pour y nicher, un trou vide adapté à sa forme. Si de son côté, Homme2 n’a pas envoyé d’oiseau noir vers Homme1, c’est à dire qu’il n’a émis aucune mauvaise pensée, aucun de ses trous noirs ne sera vide. Ne trouvant pas où se loger, l’oiseau noir de Homme1 sera obliger de revenir vers son trou d’origine, ramenant avec lui le mal dont il était chargé, mais qui finira par ronger et détruire Homme1 lui même.

    Mais, imaginons que Homme2 a, lui aussi, émis une mauvaise pensée. Ce faisant il a libéré un trou où l’oiseau noir de Homme1 pourra entrer afin d’y déposer une partie de son mal et y accomplir sa mission de destruction. Pendant ce temps, l’oiseau noir de Homme2 volera vers Homme1 et viendra loger dans le trou libéré par ce dernier. Ainsi les deux oiseaux noirs auront atteint leur but et travailleront à détruire l’homme auquel ils étaient destinés. Mais une fois leur tâche accomplie, ils reviendront chacun à leur nid d’origine, car il est dit : “Toute chose retourne à sa source.” Le mal dont ils étaient chargés n’étant pas épuisé, ce mal se retournera contre leurs auteurs et achèvera de les détruire.

    L’auteur d’une mauvaise pensée, d’un mauvais souhait ou d’une malédiction, est donc atteint à la fois par l’oiseau noir de son ennemi et par son propre oiseau noir, lorsque celui-ci revient vers lui. La même chose se produit avec les oiseaux blancs : si nous émettons que de bonnes pensées, aucun mal, aucune malédiction, ne pourront jamais nous atteindre dans notre être. C’est pourquoi il faut toujours bénir, et ses amis, et ses ennemis. Non seulement la bénédiction va vers son objetif pour accomplir sa mission d’apaisement, mais elle revient vers nous, un jour ou l’autre, avec tout le bien qu’elle était chargée. Tout homme, bon ou mauvais, est dépositaire d’une parcelle de Lumière.”

    Tierno Bokar 

J’aime beaucoup ce texte, il me parle bien. Cette histoire des trous pour oiseaux blancs et oiseaux noirs ça me va bien. L’image est belle et facilement appropriable. Je reste un peu dubitatif sur les affirmations “Toute chose retourne à sa place”, “Tout homme, bon ou mauvais, est dépositaire d’une parcelle de lumière”. Soit. Je retiens donc qu’il vaudrait mieux libérer en permanence des oiseaux blancs, les noirs ne pouvant pas rentrer, et au mieux d’autres oiseaux blancs peuvent venir. La vie me semble plus belle ainsi.

  1. 4 commentaires sur “les oiseaux blancs”

  2. Badibuh 18 janvier 2007 12:42

    Moi ça me fait penser à “L’aigle noir” de Barbara et à “Mille colombes” de Mireille Mathieu.

  3. Marcel Dugomier 18 janvier 2007 14:29

    toi t’es un spéciliaste du grand écart ! ancienne ballerine sans doute ?

  4. RomainB 19 janvier 2007 10:32

    C’est vendredi et j’ai un peu de mal à lire le texte (duuur les fins de semaines) mais ça semble être très humaniste. C’est bien donc ? :???:

  5. Marcel Dugomier 19 janvier 2007 10:45

    C’est bien ? chais pas, le bien, le mal tu sais … tu reliras peinard plus tard, moi je le relis de temps en temps quand j’ai précisemment des envies de meurtre :twisted: Bon week end.

Quelque chose à dire?